Cet article invite à une réflexion profonde sur la manière d’allier tradition et modernité, notamment dans les pratiques spirituelles comme le magnétisme et l’aide par la prière. Il questionne la différence entre « gens de la lettre » et « gens de l’esprit », dénonce les radicalismes religieux et les dérives contemporaines, et valorise une approche bienveillante, authentique et éclairée.
Ces propos résultent d’une longue réflexion personnelle et n’engagent que moi. Je pratique avec un esprit de non-jugement. Mon objectif est d’informer et de susciter une saine réflexion, sans intention de choquer.
La lettre ou l’esprit ?
Cette question revient souvent, notamment dans les débats entre ceux qui prônent une « toute modernité » supposée, et ceux qui se revendiquent « traditionalistes » — parfois avec une radicalité qui confine à l’intolérance. Ces derniers sont souvent appelés les « gens de la lettre », par opposition aux « gens de l’esprit ». Une « lettre » sans « esprit » devient une « lettre morte ». Que reste-t-il alors ? Du jugement de valeur, du faux-semblant, et une réalité profonde ignorée.
Ce propos peut sembler dur, mais il s’agit d’un constat factuel, étayé par des études sérieuses et des faits incontestables. Mon intention n’est pas de choquer, mais de nommer les choses telles qu’elles sont.
Entre radicalismes et vérité spirituelle
Par exemple, j’ai pu choquer certains en disant à un catholique rigoriste issu d’une mouvance ultradroitière appelée « génération identitaire » que si Jésus revenait, ils rejetteraient celui qu’ils voient comme un « basané ». De même, à un salafiste, j’ai expliqué que ce terme est souvent mal compris. Si le prophète Muhammad revenait, ils pourraient lui faire du mal, tout comme à sa fille Fatima, alors que leurs enseignements prônent l’inverse.
Le terme « al-salaf » désigne les premières générations de l’Islam, comprenant le prophète et ses compagnons. Rien dans les textes authentiques ne les présente comme rigoristes ou phallocrates. Au contraire, pour leur époque, les droits accordés aux femmes, aux minorités, et aux autres religions (juifs et chrétiens) étaient révolutionnaires. Aujourd’hui, malheureusement, on observe une régression, où religion et traditions locales se confondent, souvent sous l’influence du wahhabisme et de l’extrémisme.
Un exemple de l’esprit avant la lettre ? La voie des soufis
À l’opposé des « gens de la lettre », il y a les soufis, « gens de l’esprit », qui sont bien plus proches des traditions initiées par le prophète Muhammad. Celui-ci voulait que l’Islam soit une voie spirituelle d’intelligence et de lumière, non d’obscurantisme. Si certains chercheurs et érudits portent cette voix, elle est souvent étouffée par le bruit médiatique ambiant.
Modernité et tradition : un équilibre possible, aussi avec les nouvelles technologies
Un point essentiel à souligner est que la modernité, notamment à travers les technologies telles qu’internet ou le téléphone, n’est pas incompatible avec la tradition. Un guérisseur traditionnel peut parfaitement utiliser ces outils pour étendre son accompagnement, informer, et aider à distance, comme il le fait depuis longtemps avec le téléphone. Ces technologies ne dénaturent en rien son don ni la qualité de son travail, mais en sont simplement une extension, des outils complémentaires, adaptés aux besoins actuels. Ainsi, tradition et modernité peuvent coexister harmonieusement, ouvrant de nouvelles possibilités sans renier l’authenticité.
Allier tradition, authenticité et modernité
Alors, comment trouver un équilibre entre tradition, authenticité et modernité ? Ce n’est pas toujours simple, mais c’est possible. Déjà, il convient de ne jamais confondre le fond et la forme, le centre et la périphérie, le fondamental et l’habillage : les deux ont leur importance, mais le second vient se rajouter au premier, et non pas l’inverse. Aussi, la bienveillance, entendue comme un état d’être sincère et profond, y contribue grandement. Au-delà des mots, ce sont les faits — cette harmonie intérieure, cette paix à laquelle chacun aspire — qui témoignent le mieux.
Et parfois, on peut se faire accompagner dans ce cheminement.
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